De Claude Ponti, l'école des loisirs.larbresansfin

Hippolène habite l'arbre sans fin. Cet arbre n'a pas de début, pas de fin, et abrite tout un peuple de petits êtres tout droit sortis de contes aux noms aussi évocateurs que Front-D'Eson-L'écarte-Pluie ou Orée-D'Otone-La-Tisseuse-De-Conte. Dans cet univers magique, tout est étrange et merveilleux et quand Hippolène, qui "a un grand trou dans son amour", se transforme en larme et tombe de l'arbre sans fin, nous voilà partis dans un grand voyage initiatique.

Dur de présenter un Ponti, déjà parceque l'on voudrait faire un commentaire à la hauteur de ses albums.

Celui-ci nous a marqué. On y retrouve en thèmes le travail de deuil, l'art de grandir, le transgénérationnel et certainement d'autres encore qui ne m'ont pas sauté aux yeux. Parce que c'est aussi ce qu'il y a de bien dans Ponti : on y trouve ce dont on a besoin au moment où on le lit. L'histoire est donc impérissable, à chaque moment de notre vie elle nous "parle". (chez nous, c'est les miroirs qui donnent une fausse image qui ont interpellé Poulette, et me permettent de faire de la psychologie sauvage :o )

Je ne sais pas si tous les enfants sont aussi sensibles à cet auteur (ma Poulette en emprunte toujours un à la bibliothèque, fait des dessins "comme dans Ponti"...), chez nous c'est bouche ouverte et silence à entendre voler une mouche à chaque lecture.

Il faut lire au moins un Ponti pour connaitre cet univers. Et même plus d'un, en passant par dessus le côté alambiqué qui peut rébuter au début et faire croire qu'on ne comprend rien (faut s'y faire à ces portes qui apparaissent au milieu du désert!) .

Mais je crois qu'au fond il n'y a pas à réfléchir, juste à ressentir.